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La Compagnie

Créée en 1999 au Havre par Christian Tardif, la compagnie Métalepse crée des spectacles où l’art du récit et l’exploration du rapport entre écriture musicale et écriture de l’oral constituent le cœur du travail. Ses créations se situent à cet interstice entre les arts de la parole et le théâtre, le récit et la musique. La compagnie métalepse ouvre l'art du récit à d'autres formes artistiques contemporaines, notamment la marionnette.

Nos spectacles s’adressent tout autant aux adultes qu’aux enfants dans la mesure où ils sont un appel à prendre ensemble le risque de l’invention, de l'imaginaire, de la création.

Pour reprendre les mots de S. Marinopoulos dans son rapport sur l’éveil culturel, nous souhaitons que nos spectacles ne "visent aucun autre objectif que de nourrir l’enfant et ses parents d’une dimension imaginaire, symbolique, poétique, dans une atmosphère créant du désir et du plaisir."

 

La transmission est aussi l 'un des axes principaux de la compagnie. 

La cie Métalepse mène des ateliers musique et marionnettes et des formations autour des arts du récit avec le souhait de favoriser : l’accès à la culture pour tous , l’éveil artistique du tout-petit , le soutien à la parentalité...

Ces ateliers et stages sont menés en partenariat avec des théâtres, des services sociaux, des bibliothèques, des écoles, pour les professionnels et les amateurs, de la maternelle à l 'université.

 

En quelques dates :

En 2007 Rebecca Handley rejoint Christian Tardif et ensemble, ils ont créé, entre autres, Refrains, spectacle de récits en musique à partir de 4 ans, 300 représentations. 

En 2018, Rebecca Handley crée Babil, un spectacle à partir de 18 mois, avec le marionnettiste Marek Douchet. Babil propose un jeu sonore et visuel qui mène les tout-petits aux prémices d’un récit. 

En 2019, Rebecca Handley prend la direction artistique de la compagnie. 

Elle crée Mû un spectacle à partir de 18 mois avec la marionnettiste Claire Vialon, ce spectacle propose aux tout-petits un regard poétique autour du langage. En 2021, la marionnettiste Marie Vitez rejoint la compagnie et reprend le rôle de Mû. Ce spectacle sélectionné par le festival Région en Scène en 2022 est toujours en diffusion.

 

Marcel ne fait rien... sera la prochaine création très jeune public de la compagnie métalepse ( décembre 2022 ) Ce spectacle de théâtre d'ombres et violoncelle avec Rebecca Handley et Marie Vitez est un récit pour garder en mémoire des mots chauds comme le soleil, colorés comme les fleurs, doux comme le vent du printemps....


 

La compagnie Métalepse est un membre actif du réseau jeune public normand : Enfantissage (depuis sa création en 2017). 

La compagnie Métalepse est adhérente du groupement d’employeurs BCBG (champ de l’Économie Sociale et Solidaire)

Compagnie Métalepse : Pourquoi ce nom ?

La métalepse, si vous ne connaissez pas le mot, vous connaissez la chose :

Groucho Marx nous parle en s’adressant à la caméra : « Vous avez de la chance. Vous pouvez sortir du cinéma quand vous voulez, moi je dois rester jusqu’au bout du film ». »

Ou bien « Cette scène est lamentable, voyons la suivante ». Changement de plan, effectivement.

La voilà, la métalepse : l'une des plus appétissantes figure de rhétorique. Elle est naturelle aux enfants. Nous métalepsons souvent sans le savoir. Elles abondent chez Tex Avery, les marionnettes en Asie, les Monty Python, Mahabharata, Woody Allen, Lucky Luke et Jolly Jumper, tant d’autres encore que vous pouvez ajouter à la liste… le club des métalepseurs est ouvert.

 

La définition  canonique est fournie par Gérard Genette dans sons ouvrage éponyme ; la métalepse de l’auteur, quand l’auteur intervient dans sa fiction, est la plus courante : « Maintenant je vais tuer Mirabeau » dit Michelet dans son histoire de la révolution . Ajoutons, des personnages interpellent leur auteur. Don Quichotte engueule Cervantès.

 

Délicieux va et vient entre deux plans, celui de l'histoire comme déroulement d'évènements, et celui de l'histoire, en tant qu’elle est racontée. Passage entre « l’intra et l’extra diégétique », en langage barbare. Et le conte, dans tout ça ?

 

Peter Brook, un homme de théâtre qui connaît le conte, dans Oublier le temps :

"Comment commencer est une leçon qui ne peut être apprise qu'à la lumière du jour, quand il n'y a rien pour dissimuler les interprètes. C'est parce que le public voit les acteurs comme des êtres humains normaux en qui il peut avoir confiance que cela déclenche son imagination et lui permet d'entrer dans le jeu".

 

En disant bonjour… Il était une fois...  le conteur ne se dissimule pas comme interprète. “Le conteur, en exhibant la fiction comme telle, affranchit ouvertement ses auditeurs de leur quotidienne et pesante subordination à l’égard de la réalité"… (François Flahault).

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