La compagnie

Compagnie métalepse : Pourquoi ce nom ?

 

 

La métalepse, si vous ne connaissez pas le mot, vous connaissez la chose :

Groucho Marx nous parle en s’adressant à la caméra : « Vous avez de la chance. Vous pouvez sortir du cinéma quand vous voulez, moi je dois rester jusqu’au bout du film ». »

Ou bien « Cette scène est lamentable, voyons la suivante ». Changement de plan, effectivement.

La voilà, la métalepse : l'une des plus appétissantes figure de rhétorique. Elle est naturelle aux enfants. Nous métalepsons souvent sans le savoir. Elles abondent chez Tex Avery, les marionnettes en Asie, les Monty Python, Mahabharata, Woody Allen, Lucky Luke et Jolly Jumper, tant d’autres encore que vous pouvez ajouter à la liste… le club des métalepseurs est ouvert.

 

La définition  canonique est fournie par Gérard Genette dans sons ouvrage éponyme ; la métalepse de l’auteur, quand l’auteur intervient dans sa fiction, est la plus courante : « Maintenant je vais tuer Mirabeau » dit Michelet dans son histoire de la révolution . Ajoutons, des personnages interpellent leur auteur. Don Quichotte engueule Cervantès.

 

Délicieux va et vient entre deux plans, celui de l'histoire comme déroulement d'évènements, et celui de l'histoire, en tant qu’elle est racontée. Passage entre « l’intra et l’extra diégétique », en langage barbare. Et le conte, dans tout ça ?

 

Peter Brook, un homme de théâtre qui connaît le conte, dans Oublier le temps :

"Comment commencer est une leçon qui ne peut être apprise qu'à la lumière du jour, quand il n'y a rien pour dissimuler les interprètes. C'est parce que le public voit les acteurs comme des êtres humains normaux en qui il peut avoir confiance que cela déclenche son imagination et lui permet d'entrer dans le jeu".

 

En disant bonjour… Il était une fois...  le conteur ne se dissimule pas comme interprète. “Le conteur, en exhibant la fiction comme telle, affranchit ouvertement ses auditeurs de leur quotidienne et pesante subordination à l’égard de la réalité"… (François Flahault).

 

 

Pour la petite histoire...

Il y a bien longtemps, Christian Tardif participait à l’école de théâtre de la ville du Havre, à la fondation de l’association Autrement Dire et à l'écriture de sa revue "La Lettre", puis à l’Iliade, maison du récit.

En 2007 il fonde la compagnie métalepse, que Rebecca Handley et son violoncelle rejoignent dès 2008.

 

La compagnie propose un théâtre d’acteur – conteur, en puisant d'abord dans le répertoire oral et aussi littéraire.

Les contes, répertoire immense passionnant de surprises, méritent toujours d’être mieux connus.

Le conte, l’acte de conter, a sa place au théâtre dans son rapport à l'espace, aux corps, au jeu sur scène comme avec le public.

La compagnie, avec la précision de l'écriture orale et musicale, garde sa place à l’improvisation.

Les spectacles sont travaillés pour la scène, en maintenant cette qualité dans les lieux de proximité.

Une claire définition des contes et du conte permet d'ouvrir cet art à d’autres formes.

Selon le propos, la compagnie métalepse collabore avec d’autres artistes, compagnies.

 

« … Ils nous objectent lugubrement que le temps des contes est fini. Fini pour eux ! Si je veux que le monde change… Ce n’est pas dans le vain espoir de revenir à l’époque de ces contes mais bien dans celui d’aider à atteindre l’époque où ils ne seront plus seulement des contes. La surprise doit être recherchée pour elle-même, inconditionnellement. Elle n’existe que dans l’intrication en un seul objet du naturel et du surnaturel… » BRETON, ANDRÉ. – L’amour fou. – Paris : Gallimard, 1937.

Lui, Christian...

Comédien conteur depuis 1992, il mène spectacles et réflexion autour du conte et de la transmission orale,

en France ou à l’étranger.

 Il s'adresse aux adultes et à tout le monde, mais ce sont les enfants d’abord qui lui ont appris le métier, car les petits qui s’ennuient ne l’envoient pas dire...

Entre adhésion et distance au récit, l'humour métaleptique surgit, insolite !

Il a travaillé théâtre, marionnettes, voix, mouvement, lecture. Il intervient à la Maison du conte de Chevilly-Larue et participe au laboratoire de recherche au côté d'Abbi Patrix.

Il travaille avec la complicité de Praline Gay-Para sur Refrains puis sur Terminus, le Havre.

 

Quelques publications :

La lettre d’autrement dire.

 Conter, un art de la relation dans le rapport sur le conte au Ministère de la Culture.

Terminus Le Havre aux éditions paradox "conteurs en scène".

Article en ligne : la revue du français dans le monde: francparler.org

 

Christian par Rebecca :

Méfiez-vous du conteur !

D'aussi loin que je me souvienne (et ça remonte au siècle précédent, du temps où il dirigeait l'atelier conte de l'école de Théâtre de la Ville du Havre) Christian racontait déjà des salades, des contes merveilleux, des histoires crues, des mythes où le crime et l’inceste forgent des mondes… Loin de choquer mon raffinement britannique, j'ai aimé ce côté insolite. La bluette n’est pas son fort et moi non plus... Avec la même audace, la même tenue de langue, Christian passe d'un répertoire jeune public (avec les contes de randonnée qu'il affectionne), aux récits de demandeurs d'asile, ou à la littérature fumiste la plus provocatrice. (Sa passion pour Alphonse Allais anime bien des tournées en voiture à travers la France). Avec sa longue silhouette dégingandée, Christian a un côté burlesque qui n'est pas sans rappeler les Marx-Brothers, entre autres références antédiluviennes… Pour Christian le conte est un art à part entière qui passe par la scène.

Mais la scène c'est aussi le jeu à plusieurs. Et c'est ainsi que je l’ai rejoint à la compagnie métalepse en 2008 (malgré son ignominie, sa bassesse, sa lâcheté, ses vices et ses infamies qui nous permettent néanmoins quelques subventions). Avec mon violoncelle je tente de le faire chanter. Ensemble nous créons Refrains, L'autre, Ne mangez pas la musicienne, En bateau dans les pommiers... et parfois il vogue aussi de son côté (ouf !

Rebecca Handley

Elle, Rebecca

Française et Britannique, elle revient de Glasgow avec un Master of Arts en musicologie, histoire de l’art, philo : mention très bien. Violoncelliste de formation classique, elle est tout aussi à l’aise en musiques actuelles. Ces dernières années, elle compose et joue avec Cyril Lévi-Provençal, Ode Maritime de Pessoa ; avec la Cie Sac de Nœuds, le spectacle de danse contemporaine jeune public Ventil'eau.

En 2010, elle crée le 2ème spectacle de sa Cie Anaïs et Rebecca : Hors d'Oeuvre, un duo voix / violoncelle déjanté et onirique, caustique et lyrique. Ensemble Anaïs et Rebecca confrontent, mélangent et assemblent différents univers musicaux avec une audace contagieuse... et pimentent leur répertoire d'univers visuels par le biais de la vidéo.

Autour de ses compositions musicales, elle développe le jeu scénique, la voix, le mouvement.

Elle joue Refrains avec Christian, 300 représentations avec autant de plaisir...

En 2014, elle crée avec la conteuse Delphine Noly (Cie La Tortue) le spectacle DZAAA ! une épopée pour enfants rêveurs avec une kora et un violoncelle, qu'elles tournent en scènes nationales et autres théâtres.

Parallèlement, Rebecca est professeur de violoncelle et d'éveil musical au Havre, elle réalise des interventions musicales en milieu pénitentiaire et donne des formations sur la pédagogie de l'éveil musical.

 

Rebecca par Christian :

Quand Rebecca a 16 ans, elle promène déjà son violoncelle à vélo, par monts et par vaux, du conservatoire aux lieux alternatifs les plus rock’n roll.

Outre la musique, Rebecca aime beaucoup la littérature et le théâtre, et c’est ainsi que je la débauche toute jeune pour quelques expériences artistiques autour du conte…

Malheureusement, elle profite lâchement de sa double nationalité franco-britannique pour s’éclipser 5 ans à Glasgow.

Elle en revient avec de la panse de brebis farcie, un Master ( et du ouisqui !)

Avec son caractère bien trempé sous la douche écossaise, Rebecca compose, joue et met sa musique ainsi que son audace au profit de différentes créations : de la danse contemporaine, au théâtre en passant par la formation d’un ovni musical drolatique (duo Anaïs et Rebecca).

Je lui propose d’associer sa vitalité communicative à la Compagnie Métalepse et ensemble nous créons Refrains, 300 représentations un peu partout en France.

Ainsi, sous ma détestable influence Rebecca aura développé le jeu scénique et le goût de la gastronomie des régions.

Ce bel appétit nous amenant à philosopher sur le thème de la dévoration, nous créons entre autres Ne mangez pas la musicienne.

Et de temps en temps, nous avalons un bol d’air frais en allant goûter d’autres aventures artistiques et pédagogiques chacun de notre côté…

Christian Tardif

L'équipe administrative

 

La compagnie est activement dirigée par Daisy Willems & Julia Batoche,

respectivement présidente et secrétaire-trésorière.

 

La compagnie adhère au premier groupement d'employeur en matière culturelle :

BCBG (Base culturelle, bonne gestion) qui a fêté ses 20 ans en 2016.

Nos amis

Praline Gay-Para (compagnie pavé volubile)

www.pralinegaypara.com

Abbi Patrix (compagnie du cercle)

Delphine Noly (compagnie la tortue)

Julien Tauber (compagnie Caktus)

François Flahault (philosophe)

Jacques Combes

Florence Desnouveaux 

Marien Tillet (compagnie le cri de l'armoire)

La Maison du conte de Chevilly-Larue

Jeunesse Musicale de France

Commédiamuse - La Rotonde

BCBG (Groupement d'employeurs)

La cour des contes

https://www.facebook.com/lacourdcontes/
http://courdescontes.strikingly.com/
Les chuchoteurs

http://www.leschuchoteurs.sitew.org/

 

à suivre...